On se forme l'esprit et le sentiment par les conversations, Pascal

vendredi 2 décembre 2011

Balzac, Stendhal et le désenchantement

Une note dans l'édition Livre de Poche du Père Goriot de Balzac - cette version moderne du Roi Lear, en plus noir - nous apprend que le romancier avait lu avec admiration Le Rouge et le Noir de Stendhal. Balzac tenait dans le journal Le Voleur, une chronique, "Les lettres de Paris", où il écrit, le 9 janvier 1831, que ce roman, avec d'autres "poignantes moqueries", exprime la "conception d'une sinistre et froide philosophie" qui illustre ce qu'il nomme "l'école du désenchantement" : "le génie de l'époque, la senteur cadavéreuse d'une société qui s'éteint".
Je croyais que la notion de "désenchantement" venait de Max Weber. Je ne sais si c'est sous la plume de Balzac qu'elle apparaît la première fois, mais comme il est passionnant d'apprendre qu'elle lui vint à l'occasion de cette lecture !
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