On se forme l'esprit et le sentiment par les conversations, Pascal

dimanche 10 juillet 2011

Merci !

Merci, chers tous et chères toutes, de ne pas avoir déserté ce site, alors que j'ai dû longuement m'en absenter. Notre département à l'agonie et qu'il fallait sauver de la logique gestionnaire qui le menace de disparition - avec un peu de chance, c'est chose faite ! L'université est un grand corps malade qu'on voudrait guérir en le soumettant à la thérapie de politiques empruntées au management d'entreprise, et ce ne sont que calculs comptables, objectifs chiffrés, tableaux de résultats, acronymes incompréhensibles, le tout au nom d'un processus de rationalisation du supérieur - en réalité, sa soumission à une idéologie illusoire et purement factice, dite "ultra libérale" - mais l'esprit du libéralisme, ce grand souffle émancipateur des libertés humaines, ce n'était pas du tout cela - qui conduit une radicale perte de sens : et pour tous, étudiants, enseignants, secrétaires, un état général de démoralisation. Voilà le beau résultat de la loi d'autonomie des universités que l'on présente comme un succès, incontestable celui-là ! Ne croyez pas que tout vienne du Ministère, les instances universitaires sont des serviteurs dociles et zélés qui devancent les attentes du maître ! De là, la fatigue, le découragement et le peu de temps pour s'occuper de ce qui compte. Merci donc pour votre fidélité !
J'ai eu, malgré tout, le temps, la nuit, de me plonger (de nouveau) dans Les Misérables de Hugo. Mais l'heure n'est pas encore venue de pouvoir même commencer d'écrire quelque chose de sensé sur cette oeuvre proprement monstrueuse.
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