On se forme l'esprit et le sentiment par les conversations, Pascal

vendredi 25 juin 2010

Triste journée

Je relis pour la énième fois Madame Bovary et mon admiration sans bornes pour chaque ligne de Flaubert grandit encore. Comme je faisais passer aujourc'hui le Grand Oral à Scienes-Pô (Aix), je demandais à un étudiant quels écrivains il admirait.
- "Oh, mais il y en a beaucoup !
- Eh ! bien lesquels, dites-moi. Je veux dire ceux que vous admirez vraiment pas que vous avez lus seulement.
- Keynes, par exemple." Peut-être voulait-il me plaire...
Dieu, qu'on peut être jeune et triste !
Ce n'est pas encore le pire. A l'exception d'une étudiante d'origine bulgare, aucun étudiant ne connaissait qui étaient ceux qu'on appelait "les dissidents". Soljné... qui ? Non, désolé je ne connais pas. Pour quelle raison le Festival d'Avignon est-il connu ? Nous sommes à Aix, n'est-ce pas ? Personne ou presque ne le sait. Pouvez-vous me citer un grand écrivain russe du XIXe siècle ? Ah ! non désolé, ça me me dit rien. J'en passe et de plus belles. La dénonciation est aisée, soit ! Mais là tout de même, les bras vous en tombent. Et le bal des désolations dure depuis bientôt une semaine.
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