On se forme l'esprit et le sentiment par les conversations, Pascal

dimanche 1 janvier 2012

Bonne et heureuse année !

Bonne et heureuse année 2012, chères et chers ami(e)s ! Et puisque le bonheur vient chemin faisant, à condition de ne pas le chercher, que ce soit, comme le voulait l'ami Havel, en faisant sérieusement preuve, chacun d'entre nous, moi le premier, d'un peu plus d'amour, d'un peu plus de compassion, d'un peu plus de solidarité et de compréhension mutuelle. Voilà tout le bonheur que je vous souhaite, du fond du cœur !

2 commentaires:

marcus a dit…

Résolution 2012... ce n'est pas trop tard... une promesse de pensée et d'écriture !


Son sobriquet de « writer philosophe » était «Marcus » . En ce début d'année, bonnes résolutions obligent, il avait décidé d'apporter un billet à la plus belle princesse de la nuit qui soit : la philosophie. Revêtu d'un manteau vert savamment vieilli, d'un pull gris, d'un tee-shirt noir, d'un pantalon bouffant gris et de pompes campers, il a quitté son domicile le 30 janvier 2012 aux alentours de 20h30, a franchi la porte dunaire de Brétignolles-sur-Mer en polo tdi, puis est arrivé au bord de la mer... pour y trouver le calme, l'inspiration, la méditation essentielle à son nouveau travail de « philosophe débutant ». Son périple était un moment important de plus dans ce qui devait traverser sa vie entière pour s'achever dans une mort sereine : "Quelle putain de belle vie passée au côté de cette princesse de la nuit [...] Mais il est temps pour moi rejoindre une autre éternité... Et je n'ai pas peur... plus peur!"

Le sens de son périple??? Il s'agissait d'une performance de vie intitulée « une vie à philosopher et à réapprendre à vivre».

« Marcus » dans ce périple de vie (est) était LIBRE... Tout simplement... Dans le sens du mouvement humaniste initié par Rousseau, Kant et bien d'autres... Une liberté acquise, il n'y a pas si longtemps que ça... (à 41 ans, il était temps... il aurait pu mourir puceau!) dans les yeux prometteurs de cette princesse qui lui permet de se délier du poids des communautés et qui le rend forcément meilleur... : "ma liberté dans cet amour, c'est tout le sens de ma quête. Mais le poids des traditions, ici, a créé sur mes épaules des prisons, des règlements, des lois, des convenances, des principes, des « petites morts »... " se disait-il certains soirs de déprimes lucides... Il rajoutait en citant Périclès : "Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage..." et ce genre de phrase ça l'encourageait, à ne pas renoncer, à ne rien lâcher, à poursuivre la pensée... Sa pensée.

Il comptera peut être réorganiser prochainement la trajectoire de sa vie dans les bras de cette grande princesse incroyablement belle... Cela devrait s'appeler une révolution mentale!!! Rien que ça!!!!! Il est possible qu'il réapprenne à lire... A écrire... A partager... A penser seul : on peut aussi rêver!

Mais voilà... l'âme du « writer amoureux » reste introuvable depuis son passage sous les pins maritimes de cette belle mer inconnue... car la princesse de la nuit ne se laisse pas regarder aussi facilement... hésite à se montrer... Regrette-t-il cette nouvelle réorganisation de vie? Réalise... Déréalise-t-il un peu? Beaucoup? Le silence qui anime cette disparition ne dissipe pas un malaise : ne s'était-il pas, inconsciemment, promis à  "une chronique de mort annoncée"? Son voyage était-il une forme de suicide, une ultime mise en danger avant de rentrer dans le rang matrimonial, un enterrement de vie de jeune « garçon », au sens propre, initié par ses propres désirs? Il est possible d'ailleurs qu'il ait simplement joué de naïveté... Peut être... Mais, au-delà de cette naïveté là, son projet lui-même en dit long sur son difficulté à appréhender la réalité en face... La réalité de sa princesse... celle d'une belle princesse sensible... Littéraire... Profonde... Sibylline parfois... Inaccessible? Et ce périple de vie agrémenté de « billets  doux » a encouragé la vision d'une relation amoureuse idéalisée, idyllique, facile...

(à suivre)
« marcus »
ps: bonne année à vous cher professeur... ce n'est pas encore trop tard!

Michel Terestchenko, a dit…

Merci, cher Marcus, pour cette jolie saynete. Mille bonnes choses à vous aussi !