On se forme l'esprit et le sentiment par les conversations, Pascal

mardi 21 octobre 2008

Hélène Grimaud

Eh bien, je l'avoue tout de go, la notoriété et les loups n'y sont pour rien : Hélène Grimaud, je l'aime et l'admire tout simplement, comme artiste (en particulier son interprétation du 1er concerto pour piano de Brahms sous la direction de Kurt Sanderling), comme écrivain aussi (ses Leçons particulières, Pocket, 2007, sont une superbe pause méditative). Elle est belle, intelligente, si attachante en tous points. C'est toujours un bonheur de la voir et de l'entendre parler, comme dans cette série de courts entretiens mis en ligne sur Rue 89. Mais non, malgré ce qu'on a pu dire ou écrire, elle n'a rien d'une insupportable "poseuse".
Il est vrai, comme le disait Hegel, qu'"il n'y a pas de grand homme pour son valet de chambre", mais ça, n'est-ce pas ? c'est du ressentiment. A moins d'être Tolstoï, se livrant dans Guerre et paix à montrer tout le ridicule de Napoléon, mieux vaut se garder de ce genre d'exercice qui n'abaisse et ne dégrade que celui qui s'y livre. A ces facilités, généralement mesquines, je préfère personnellement les exercices d'admiration.
Mon seul regret : n'avoir pas reçu de réponse à l'envoi du Si fragile vernis d'humanité que je lui ai fait parvenir par son agent. Nous avons pourtant en commun - je l'ai entendue un jour se prononcer sur ce sujet - de savoir que la couleur qui sied le mieux aux hommes n'est ni le blanc ni noir, mais le gris.

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